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10 sept. 2016

New Book: The Conversos and Moriscos in Late Medieval Spain and Beyond, Volume 3

Kevin Ingram & Juan Ignacio Pulido Serrano
Converso and Morisco are the terms applied to those Jews and Muslims who converted to Christianity in large numbers and usually under duress in late Medieval Spain. The Converso and Morisco Studies publications will examine the implications of these mass conversions for the converts themselves, for their heirs (also referred to as Conversos and Moriscos) and for Medieval and Modern Spanish culture. As the essays in this collection attest, the study of the Converso and Morisco phenomena is not only important for those scholars focused on Spanish society and culture, but for academics everywhere interested in the issues of identity, Otherness, nationalism, religious intolerance and the challenges of modernity.
Contributors include Mercedes Alcalá-Galan, Ruth Fine, Kevin Ingram, Yosef Kaplan, Sara T. Nalle, Juan Ignacio Pulido Serrano, Miguel Rodrigues Lourenço, Ashar Salah, Gretchen Starr-LeBeau, Claude Stuczynski, and Gerard Wiegers.
Table of contents 
Introduction to this Volume
Kevin Ingram

Chapter One A Forgotten Campaign against the Conversos of Sigüenza: Pedro Cortés and the Inquisition of Cuenca
Sara T Nalle 

Chapter Two Iberians before the Venetian Inquisition
Gretchen Starr-Le Beau

Chapter Three The Psalms of David by Daniel Israel López Laguna, a Wandering Jew
Ruth Fine 

Chapter Four Anti-Rabbinic Texts and Converso Identities: Ferna͂o Ximenes de Araga͂os Catholic Doctrine 
Claude B Stuczynski

Chapter Five Injurious Lexicons: Inquisitorial Testimonies regarding New Christians in Macacu, Manila and Nagasaki in the Late Sixteenth Century
Miguel Rodrigues Lourenço 

Chapter Six Converso Complicities in an Atlantic Monarchy: Political and Social Conflicts behind Inquisitorial Persecution 
Ignacio Pulido Serrano

Chapter Seven Philip II as the New Solomon: The Covert Promotion of Religious Toleration and Synergism in Post-Tridentine Spain 
Kevin Ingram
Chapter Eight The Granada Lead Books Translator Miguel de Luna as a Model for both the Toledan Morisco Translator and the Arab Historian Cidi Hamete Benengeli in Cervantes’ Don Quijote 
Gerard Wiegers
Chapter Nine An Attempted Morisco Settlement in Early Seventeenth Century Tuscany 
Asher Salah
Chapter Ten From Mooresses to Odalisques: Representations of the Mooress in the Discourse of the Expulsion Apologists 
Mercedes Alcalá-Galan 
Chapter Eleven This Thing Will Preserve their Nation Forever: Circumcision and Conversion in the EarlyModern Western Sephardic Communities 
Yosef Kaplan 

Index
Fuente: Brill

8 jun. 2016

Actas del Coloquio Internacional. Los Moriscos-Andalusíes en Marruecos: Estado de la cuestión


Presentación de libro
Esta obra recoge las ponencias presentadas en el Coloquio Internacional: Los andalusíes-moriscos en Marruecos. Estado de la cuestión. La Asociación Marroquí de Estudios Andalusíes fijaba como objetivo contribuir al desarrollo de la investigación sobre el tema andalusí-morisco, poniendo de relieve la importantísima contribución andalusí-morisca en diversos aspectos de la historia política, militar, diplomática y socio-cultural de Marruecos en los últimos cinco siglos. Una contribución que ha sido reconocida como esencial en la formación y enriquecimiento de la identidad histórica marroquí.

Ficha técnica
Título: Actas del Coloquio Internacional. Los Moriscos-Andalusíes en Marruecos: Estado de la cuestión
Autor/a/es/as: Mustapha Adila, Mhammad Benaboud, Nadia Erzini, Celia Téllez, Enrique Gozalbes, Amin Chachoo...
Editorial: Publicaciones de la Asociación Marroquí de Estudios Andalusíes

20 may. 2016

Les « crises des réfugiés » du XVIe et du XVIIe siècle


Isabelle Poutrin

À l’époque moderne, l’Espagne et le Portugal ont procédé à des expulsions massives et dramatiques, touchant plus d’un demi-million de personnes de confession juive ou musulmane. Revenir sur le sort de ces populations permet de mettre en perspective la crise des réfugiés que connaît actuellement le monde.

Aujourd’hui, l’Europe est un point d’arrivée pour les populations venant de pays en guerre, musulmans mais aussi chrétiens d’Irak et de Syrie. À l’inverse, durant la période moderne, l’Europe fut un point de départ pour des milliers de juifs et de musulmans persécutés en Espagne et au Portugal. Les politiques religieuses mises en œuvre dans ces pays entraînèrent des flux d’émigration sans précédent. Irréguliers, difficiles à quantifier, ils concernèrent plus d’un demi-million de personnes. Le recul historique nous permet de voir, dans la longue durée, l’ampleur de ces déplacements et d’établir des comparaisons avec la période actuelle.

« Beaucoup se sont noyés en mer »

La première vague est due à la conquête du royaume de Grenade (le dernier État musulman de la péninsule ibérique) par les Rois catholiques Ferdinand et Isabelle. Dans les années 1480-1500, des milliers d’habitants musulmans, les élites avant tout, passent au Maghreb, ne voulant pas tomber sous la domination de rois chrétiens. L’ancien roi Boabdil part avec sa suite nombreuse. Cette émigration a pu concerner 40 000 personnes au total.

Forts de leur victoire, les Rois catholiques décrètent en mars 1492 l’expulsion des juifs d’Espagne, adultes et enfants, dans un délai de trois mois. Entre 100 et 300 000 personnes s’embarquent vers le Maroc, l’Italie, voire la Terre sainte, mais des milliers d’autres se font baptiser pour éviter les terribles conditions du voyage. « Beaucoup d’entre eux se sont noyés en mer, sont morts de la peste ou, le plus souvent, de faim », déplore Pic de la Mirandole.

En 1497-1498, l’expulsion décrétée par Manuel Ier vide le Portugal de sa population musulmane ; quant aux juifs, ils sont forcés de se convertir, le roi ayant fermé les ports après le décret d’expulsion. De même, les décrets d’expulsion qui frappent les musulmans de Castille en 1502, puis ceux d’Aragon, Catalogne et Valence en 1525, ne produisent pas une émigration massive : la plupart optent pour la conversion. Il est vrai que que la sortie n’est autorisée que par les ports de l’Atlantique, ce qui la rend impraticable. Les musulmans, en majorité des ruraux attachés à leur terre, espèrent continuer à pratiquer l’islam ou être secourus par l’empire ottoman, la grande puissance islamique de l’époque.

Ces décrets sont une arme à double tranchant. Ils poussent au départ les réfractaires à la conversion, de façon à isoler de leur ancienne religion les convertis qui sont restés sur place. Mais l’idéal d’unité dans la foi chrétienne, caressé par les souverains espagnols et portugais, se heurte aux réalités : le refus des « vieux chrétiens » d’intégrer des convertis à la fidélité douteuse, les carences de l’Église et, surtout, la résistance culturelle des « nouveaux chrétiens », les conversos (juifs et descendants de juifs) et les morisques (les musulmans convertis et leurs descendants).

Les tribunaux d’Inquisition pourchassent ceux qui restent attachés à la religion de leurs ancêtres. Les châtiments sont terribles : le bûcher pour les « délits de foi » les plus graves, la confiscation des biens, la ruine et la honte jetée sur toute leur famille.

Destins d’émigrés

Ces persécutions, d’intensité variable selon les régions et les périodes, se continuent jusqu’au XVIIIe siècle. Elles produisent des flux d’émigration clandestine, car il est interdit aux morisques et aux conversos de sortir légalement. Il faut des complicités pour trouver un navire ou franchir les Pyrénées. Nombreux sont les conversos portugais qui s’installent en Espagne où ils seront, au XVIIe siècle, rattrapés par l’Inquisition. D’autres s’embarquent discrètement vers Bordeaux, Bayonne et plus au nord, les Pays-Bas ou encore, par la Méditerranée, vers l’Italie, Venise, l’Empire ottoman. Au XVIIe siècle, Amsterdam, Londres, mais aussi Bordeaux et Lübeck, deviennent des centres de la diaspora sépharade.

Les contacts entre les exilés et ceux de leur famille qui sont restés dans la péninsule ibérique se maintiennent. Certains personnages passent d’un monde à l’autre, commerçants souvent, espions parfois, qui mettent leur connaissance de l’Espagne au service de ses ennemis. Pour les exilés, la sortie d’Espagne est l’occasion d’entrer en contact avec un judaïsme traditionnel différent de leurs rituels clandestins. À Venise, les « marranes » (surnom péjoratif des conversos) doivent choisir leur affiliation : rester en ville comme chrétiens ou vivre dans le ghetto comme juifs, tout franchissement ultérieur de la barrière religieuse entraînant le risque de sanctions.

Amsterdam abrite une importante communauté sépharade très impliquée dans la rejudaïsation des arrivants. Si cette recomposition identitaire ne pose pas de problème à la plupart d’entre eux, elle est parfois un échec : en témoigne l’itinéraire d’Uriel da Costa qui, après avoir quitté Porto pour Amsterdam pour vivre un judaïsme qu’il connaissait par la lecture de la Bible, rejette violemment l’enseignement des rabbins, est exclu de la communauté et se suicide en 1640.

De façon similaire, mais avec d’autres implications, des milliers de morisques émigrent par la Méditerranée au XVIe siècle, dans un flux discret mais alarmant pour les autorités. L’hostilité est constante entre l’Espagne et les cités d’Alger, Tunis et Tripoli intégrées dans l’empire ottoman. Les corsaires – parmi lesquels on trouve des renégats, chrétiens d’origines diverses qui se sont convertis à l’islam – opèrent des razzias sur les côtes espagnoles, capturent les habitants pour en faire des esclaves ou les libérer contre rançon après un pénible séjour dans les « bagnes ».

Les émigrés morisques qui reviennent avec les corsaires pour les guider se font les complices de ces opérations. Une autre route de l’exil passe par les Pyrénées, vers Marseille et, de là, le Maghreb ou Istanbul. Les morisques empruntent aussi la route tracée par les conversos vers Bayonne ou La Rochelle, d’où ils se dirigent vers les États musulmans.

L’expulsion des morisques

Après la grande révolte des morisques de Grenade en 1568-1570, c’est l’ensemble de la population morisque qui est désormais considérée comme un danger pour la sécurité de l’Espagne, comme des apostats (« aussi musulmans que ceux d’Alger », dit un conseiller de Philippe III) et des traîtres qui pourraient se révolter sur place, comploter avec les huguenots du Béarn ou avec le Maroc. L’Espagne se voit alors comme un bastion catholique menacé par les ennemis de la foi, qu’ils soient protestants, juifs ou musulmans.

Cette peur de l’ennemi intérieur est l’un des motifs majeurs de la décision, prise par Philippe III, le 4 avril 1609, après des années de débats entre théologiens et conseillers royaux, d’expulser les morisques. Certains conseilleurs restent attachés à l’effort d’intégration des morisques, avec des mesures drastiques pour éradiquer la transmission de l’islam : démantèlement des communautés morisques, dispersion par petits groupes à l’intérieur de l’Espagne, éducation de leurs enfants hors du milieu familial, prohibition de l’arabe et du costume morisque, consommation obligatoire de porc et de vin. Les autres préconisent l’expulsion, pour en finir avec les conséquences d’une conversion qu’ils considèrent comme une erreur et un échec. D’autres, enfin, conseillent l’élimination pure et simple.

L’option génocidaire est écartée au profit de l’expulsion qui est, d’ailleurs, un moyen politique admis à cette époque : à travers l’Europe, les expulsions de groupes minoritaires étaient mises en œuvre comme le moyen d’unifier le corps social et politique, en éliminant les « indésirables ». Ce qui fait pencher Philippe III en faveur de l’expulsion générale est probablement le désir de redorer son image, ternie par la trêve signée avec les Hollandais protestants. En chassant les morisques, le roi veut passer à la postérité comme l’égal des Rois catholiques, en suivant le modèle de l’expulsion des juifs en 1492.

Alors que les théologiens envisageaient de conserver les morisques les mieux intégrés, les décrets de 1609-1610 concernent l’ensemble des morisques, sans entrer dans le détail de leurs convictions, ce qui confère à l’opération son caractère de migration forcée massive. En l’espace d’une année, une région après l’autre, l’Espagne est vidée de 90 % de sa population morisque, la dernière phase de l’expulsion se prolongeant jusqu’en février 1614. Au total, 270 000 personnes sont chassées d’Espagne. Les points d’arrivée sont Alger, Tunis et le Maroc, dans des proportions semble-t-il équilibrées entre ces trois régions. Plus de 60 000 morisques parviennent en Provence ou en Languedoc, des dizaines de milliers aussi arrivent en Italie. Mais quelques milliers seulement s’installent sur place, la majeure partie des migrants rejoignant finalement Tunis.

Moments de crise

Etait-il possible d’échapper à cette déportation ? Des exceptions sont prévues, notamment pour les vieillards invalides et les enfants de moins de quatre ans que leurs parents peuvent laisser sur place, en raison des dangers du voyage.

Les couples mixtes donnent lieu à une distinction subtile : le mari « vieux chrétien » peut rester avec sa femme morisque et ses enfants de moins de 6 ans, tandis que l’épouse « vieille chrétienne » peut rester avec ses jeunes enfants, mais perd son mari morisque et ses enfants de plus de 6 ans. Les sources font état d’enfants enlevés à leurs parents, et de jeunes filles et garçons morisques présents en Espagne dans les années suivantes. Mais, dans l’ensemble, les familles ne sont pas séparées. Les religieuses, religieux et prêtres morisques, de même que les esclaves, ne disposant pas de leur liberté, ne sont pas concernés par les décrets.

En dehors de leur survie physique, le problème principal des expulsés est celui des finances. Le décret valencien (1609) autorise les morisques à sortir avec les biens qu’ils peuvent transporter, d’où ces images de femmes parées de tous leurs bijoux, ces récits de familles dépouillées par les brigands sur le chemin du port ou par les bédouins sur la côte africaine. Ces sorties de richesses sont interdites par la suite, mais les morisques les plus riches emportent leurs biens – ainsi ces quarante marchands de Grenade qui, en 1610, portent plainte à Tunis auprès du consul français, contre le capitaine du navire qui leur aurait dérobé cent mille écus d’or – ou les font passer, à l’aide de conversos portugais, par des routes de trafic de fausse monnaie qui existaient de longue date.

Les grandes expulsions de 1492 et 1609 furent des moments de crise comparables à ceux que nous connaissons aujourd’hui : les risques de naufrage en Méditerranée, les maladies, la faim et les brigandages furent aussi le lot des migrants. Comme de nos jours, ces derniers n’étaient pas égaux dans leur infortune : la capacité à mobiliser argent et réseaux étaient un atout vital. Ces déplacements procédaient d’une volonté politique des autorités d’éliminer les minorités religieuses – volonté l’on peut retrouver, dans les territoires tenus par l’État Islamique, dans leur politique de persécution des chrétiens mais aussi (et c’est là une différence essentielle avec les événements des XVIe-XVIIe siècles) sur le mode de la purification ethnique et du génocide, en ce qui concerne les Yezidis et d’autres groupes.

Une différence importante entre les deux périodes est la relative indifférence des populations qui virent partir (d’Espagne ou du Portugal) ou arriver les juifs et les musulmans (en Afrique du Nord ou ailleurs) : les mécanismes de solidarité restèrent internes aux communautés concernées, sépharades ou morisques. Enfin, on n’a que peu d’images ou de témoignages de ces déplacements forcés, tandis que les médias et les réseaux sociaux permettent aujourd’hui de mettre en récit les voyages des réfugiés, de mobiliser la solidarité humanitaire… mais aussi d’attiser les inquiétudes des sociétés d’accueil.

Aller plus loin
- Regarder la collection de six tableaux représentant l’expulsion des morisques, réalisées pour célébrer cette décision de Philippe III, et conservée à la Fundacion Bancaja (Valencia, Espagne).

- Écouter le petit cours d’Evelyne Oliel-Grauss (Université Paris 1-Panthéon Sorbonne) sur l’expulsion des juifs d’Espagne.

- Consulter le site d’actualités historiques sur les morisques d’Houssem Eddine Chachia (Université La Manoubia, Tunis).

Pour citer cet article :
Isabelle Poutrin, « Les « crises des réfugiés » du XVIe et du XVIIe siècle », La Vie des idées , 17 mai 2016. ISSN : 2105-3030. URL : http://www.laviedesidees.fr/Les-crises-des-refugies-du-XVIe-et-du-XVIIe-siecle.html

19 abr. 2016

Glosario de voces aljamiado-moriscas


Álvaro Galmés de Fuentes, Mercedes Sánchez Álvarez, Antonio Vespertino Rodríguez, Juan Carlos Villaverde Amieva


El Glosario de voces aljamiado-moriscas recoge el abigarrado léxico de los textos manuscritos aljamiados (romance en caracteres árabes, junto a otros en caracteres latinos), singular producción literaria de los mudéjares y moriscos hispanohablantes de Aragón, y en menor medida de Castilla, desde el siglo XIV hasta su expulsión de la Península a principios del siglo XVII. Constituye este glosario un amplio repertorio lexicográfico realizado a partir de una treintena de ediciones de obras y textos misceláneos, en buena parte ya publicadas, así como de otras, inéditas, procedentes de diversas tesis doctorales y memorias de licenciatura realizadas, en su mayoría, en la Universidad de Oviedo.

Tras un prólogo explicativo de los objetivos y el método empleado en la elaboración del glosario, y de las fuentes documentales, referencias bibliográficas e indicaciones para su manejo, la parte lexicográfica propiamente dicha comprende tres secciones: 1) «Voces comunes», tanto árabes como romances, con más de doce mil entradas, que conforma el grueso del volumen; 2) «Nombres propios»: antropónimos, topónimos y teónimos, principalmente árabo-islámicos, y 3) «Frases y expresiones árabes», rituales y coránicas, tan usuales y características de estos textos.

Agotado hace tiempo, el Glosario de voces aljamiado-moriscas, que ahora se reimprime, es obra de consulta imprescindible para aljamiadistas y moriscólogos, a la vez que ofrece notable interés para los estudiosos del léxico iberorrománico, particularmente del dominio aragonés. Arabistas y romanistas, por su parte, encontrarán en el vocabulario aquí recogido abundantes testimonios de la impronta árabe en el romance escrito por mudéjares y moriscos, cuya peculiar variante «islamo-española» se nos revela como una de las parcelas más sugerentes de los fronterizos campos de la Filología Árabo-Románica.

Álvaro Galmés de Fuentes (1926-2003) fue catedrático de Filología Románica de las universidades de La Laguna, Oviedo y Complutense de Madrid. Renombrado especialista en estudios árabo-románicos, publicó relevantes trabajos sobre el arabismo sintáctico y estilístico en la prosa medieval castellana, los dialectos mozárabes y las influencias de la literatura árabe en las literaturas románicas. Renovador de los estudios aljamiados en la segunda mitad del pasado siglo XX, a él se deben varias ediciones de relevantes textos (Historia de los amores de París y Viana [1970], El libro de las Batallas [1975], Dichos de los siete sabios de Grecia [1991], Tratado de los dos caminos [2005]), así como numerosos artículos reunidos en el volumen póstumo Estudios sobre literatura española aljamiado-morisca (2004).

Mercedes Sánchez Álvarez, profesora jubilada de Filología Románica de la Universidad de Oviedo, es autora de El manuscrito misceláneo 774 de la Biblioteca Nacional de París. Leyendas, itinerarios de viajes, profecías sobre la destrucción de España y otros relatos moriscos (1982). Ha publicado diversos estudios sobre hibridismo árabe-romance y otros aspectos lingüísticos y temáticos (turcos, narrativa breve) de los textos aljamiados.

Antonio Vespertino Rodríguez, catedrático jubilado de Filología Románica de la Universidad de Oviedo, ha publicado varios estudios sobre cuestiones relacionadas con la lengua (semántica, aragonesismo), la literatura y los manuscritos aljamiados, así como sobre su dimensión islámica y la producción literaria morisca del exilio tunecino, con particular atención a la figura de Mohamed Rabadán. Es autor de Leyendas aljamiado-moriscas sobre personajes bíblicos (1985).

Juan Carlos Villaverde Amieva, licenciado en Filología Románica, es profesor titular de Estudios Árabes e Islámicos de la Universidad de Oviedo. Autor de diversos estudios sobre relaciones e interferencias árabo-románicas (arabismos, lengua romance de al-Andalus, ciencia árabe y lenguas románicas, textos aljamiados), fue responsable científico de la exposición de manuscritos aljamiados celebrada en la Biblioteca Nacional de España y coeditor del catálogo de dicha muestra: Memoria de los moriscos. Escritos y relatos de una diáspora cultural (2010).

Edición impresa
Formato 17 x 24
Páginas 766
ISBN 978-84-9704-890-3
Año 2016

Fuente: arabicaetromanica.com

23 mar. 2016

Las élites moriscas entre Granada y el Reino de Sevilla. Rebelión, castigo y supervivencias


Título: Las élites moriscas entre Granada y el Reino de Sevilla
Autores: Fernández Chaves, Manuel F. ; Pérez García, Rafael M.
Editorial: Editorial Universidad de Sevilla-Secretariado de Publicaciones
Año de publicación: 2015
Resumen:
La guerra de Granada de 1568-1570 divide la historia de los moriscos granadinos en dos etapas claramente diferenciadas: aquella en la que vivieron en su tierra natal, el Reino de Granada, y aquella otra en la que la mayoría de ellos fue dispersada a lo largo y ancho de Castilla. La historiografía ha detectado con dificultad las relaciones entre uno y otro periodo de la vida de un mismo grupo humano. Este libro estudia las continuidades habidas entre ambos tiempos, prestando atención a aquellos elementos que, como el linaje, la fiscalidad o instituciones de diversa índole, dotaron de organización social y representación política a las comunidades moriscas granadinas antes y después de la guerra. De manera casi inextricable, los intereses económicos, sociales y políticos de las élites de la propia minoría aparecen estrechamente vinculados con el que fuera el objetivo último de aquel gigantesco esfuerzo colectivo: la conservación de un modo de vida asociado a una identidad cultural. Los intentos de recrear en el exilio castellano un modelo político hasta cierto punto exitoso antes de 1568 coincidieron, no obstante, con un proceso de progresivo cambio social y cultural desarrollado en el seno de la minoría e interrumpido por la dramática decisión de la expulsión de los moriscos de los reinos de España por Felipe III.
Tras una investigación histórica concreta, la obra ofrece una amplia reflexión acerca de la naturaleza de la representación política y el ejercicio del poder, poniendo de manifiesto la intrínseca relación que en las sociedades humanas existe entre el funcionamiento de las instituciones formalizadas, el papel jugado por las élites sociales y el carácter personal que late en todo ello.

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