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5 nov. 2011

L’Espagne, ses Morisques et nous

Maria Poumier


Dans un contexte de tensions communautaires, certains cherchent à raviver l’image d’une Espagne féroce, celle qui non seulement a chassé ses juifs en 1492, mais aussi ses musulmans en 1609, l’Espagne comme bastion d’un nationalisme et d’une église catholique alliés pour projeter une image repoussante, faite d’intolérance, de hargne délirante, de morgue colonialiste, au dedans comme au delà de ses frontières : en somme une maquette du lepenisme le plus ringard, qui se trouve, par l’effet de ce miroir, encore plus stigmatisé par son enracinement dans l’archaïsme. Mais la politique de conversion forcée des juifs fut adoptée par la majorité d’entre eux, et les nouveaux convertis restèrent très influents dans les cercles dirigeants, au point d’être particulièrement actifs au cœur de l’Inquisition elle-même. On estime à 200 000 les juifs qui choisirent l’expulsion plutôt que la conversion ; ce nombre n’a de sens que par rapport à l’ensemble de la population de l’Espagne, dont il ne constituent pas plus de 3,3%, et par rapport au nombre de ceux qui acceptèrent le baptême, 400 000[1].

La persécution des Morisques commença bien après, et présente des caractéristiques très différentes. Signalons tout d’abord que c’est un épisode beaucoup moins bien connu que le précédent. Les conservateurs de la mémoire morisque ont apparemment été paresseux, et ceux qui réprimèrent leurs soulèvements puis les déportèrent d’une région à l’autre d’Espagne, pour enfin les envoyer dans les enclaves chrétiennes d’Afrique du nord ne s’étendirent pas sur leurs raisons d’agir ainsi. Les principales sources qu’exploitent les chercheurs depuis les années 1980 sont les dossiers de l’Inquisition, qui ne s’intéressa aux Morisques qu’après 1530, soit quarante ans après la prise de Grenade, la dernière ville maure[2]... Il en ressort que la redoutable institution était constamment battue en brèche par les prévenus, qui obtenaient la protection de leurs seigneurs chrétiens, ou qui faisaient appel auprès du roi, du pape, et d’autres tribunaux[3].. Et le nombre de condamnations à mort en grande pompe (2,5% des condamnés morisques) fut encore moindre que dans le cas des judaïsants, l’Inquisition cherchant avant tout à exercer une pédagogie, favorisant les conversions par la clémence pour tous ceux qui abjuraient, ne pratiquant la cérémonie du bûcher que pour sa valeur d’exemple terrifiant, et ceci surtout à titre d’intimidation pour les chrétiens, qui pouvaient être tentés par toutes sortes d’hérésies. L’Inquisition était en fait honnie surtout pour sa tendance à confisquer les biens d’autrui au moindre prétexte. Il n’y eut donc à proprement parler aucune politique d’extermination.

En fait, l’élimination progressive des spécificités juives et maures dans le paysage espagnol correspond à un changement de paradigme et d’échelle dans le contrôle politique. Au Moyen Age, les souverains peinaient pour étendre leur souveraineté sur des territoires que nous appelons maintenant des provinces, et de victoires militaires en mariages bien négociés, les monarques unifiant progressivement l’Espagne sous la bannière du christianisme signèrent durant trois siècles au moins des traités de paix avec les cités maures qu’ils soumettaient garantissant le respect des coutumes et des croyances, selon la conception médiévale, et le droit d’émigrer sans confiscation des biens. Même après la chute de Grenade en 1492, toutes garanties furent données aux habitants, pour peu qu’ils se soumissent à l’impôt. Ensuite, chaque nouvelle mesure fut négociée, et donnait lieu à des actes écrits appelés « concordias », qui tenaient souvent du rackett ; a-t-on jamais vu un Etat qui ne pressure pas ses pauvres ?

Le projet était, comme en Amérique, d’amener ces populations qui ne parlaient pas espagnol, du moins dans le dernier bastion qu’était Grenade, au baptême par une catéchèse adaptée, en les protégeant pendant au moins une génération de l’Inquisition, dans la continuité du travail d’évangélisation entrepris dès le IX° siècle. Ce travail porta des fruits extraordinaires. D’une part, la doctrine du taqiyya interdit aux musulmans de mettre leur vie en danger pour ses convictions, en pays non musulman. Tous les accommodements aux us, coutumes ou mesures autoritaires étaient donc encouragés par la religion: la christianisation, logiquement, en pays majoritairement chrétien, fut donc massive. On repérait les descendants de musulmans à leur esprit critique, leur façon décontractée d’observer les rites chrétiens : c’étaient les libres-penseurs, les laïcards ironiques, voire les libertins. Ils introduisaient donc un piment salutaire dans le christianisme obsédé par ses dogmes difficiles à faire admettre aux rationalistes normaux, tels que la virginité de Marie et le mystère de la Trinité, qui contredisent scandaleusement la biologie et l’arithmétique, même en terre vieille-chrétienne. Mais au delà, c’est tout un syncrétisme fécond qui se développa ; c’est par l’infusion du rationalisme arabe que le christianisme occidental produisit ses meilleurs arguments théologiques, dans l’œuvre du majorquin Raimond Lulle au XIII° siècle, et par l’héritage du soufisme andalou, son plus grand mystique au XVI°, saint Jean de la Croix. Au niveau des gens ordinaires, rappelons que la langue espagnole est remplie de mots arabes, même dans le domaine religieux, au point que l’expression « inch Allah » ( ¡Ojalá!) est tout simplement la façon la plus naturelle de dire « pourvu que ».
¡Ojalá que llueva café !, dit une chanson optimiste : Pourvu qu’il pleuve du café, et pourquoi pas des sous, tant qu’on y est…

Moros en la costa

De fait, c’est contre une petite minorité récalcitrante que le cardinal Cisneros, archevêque de Tolède et confesseur de la reine, prend des mesures autoritaires, comportant l’interdiction du costume traditionnel, et des mesures fiscales douloureuses. Et elles donnent lieu à des résistances et des soulèvements : à Grenade en 1501, dans les montagnes de la Alpujarra et à Ronda en 1568. En Aragon, les Morisques résistent très bien, et obtiennent l’abandon de la conversion forcée, moyennant un tribut, à Valence en 1510 de même, ils ont une partie de la noblesse avec eux. Peut-on dans ces affrontements parler de choc des civilisations ? Ces musulmans convaincus savaient sans doute qu’ils étaient les héritiers d’une culture à laquelle l’Occident devait tout : algèbre, astronomie, géographie, importations technologiques d’Extrême Orient, transmission de l’héritage grec, sciences humaines, traductologie, théologie et philosophie. Leur fierté était parfaitement légitime. C’est la politique étrangère seule qui explique l’aggravation de la répression. En effet, les Turcs menés par Soliman le Magnifique menaçaient sur tout le pourtour méditerranéen, et les pirates de Berbérie attaquaient constamment la côte pour alimenter les marchés orientaux en esclaves chrétiens[4]. Voilà pourquoi l’expression « moros en la costa », « des arabes à l’horizon » veut dire encore aujourd’hui « faites gaffe ! » Or les Turcs sont les alliés des Français, concrètement des Béarnais, aux frontières, et le Béarnais dangereux, Henri IV, est un protestant ! Les protestants, c’est bien connu, font alliance avec les juifs dans toute l’Europe du Nord, et l’Espagne prétend au même moment faire régner sa loi sur les Pays Bas. Bref, les Morisques récalcitrants sont par définition, dans un tel contexte, la cinquième colonne. Les tensions sont exacerbées après la victoire chrétienne de Lépante, en 1571.

Y eut-il un antisémitisme populaire véhément, comparable à celui qui accable les juifs ? Ces derniers étaient honnis parce qu’ils constituaient avant tout la caste des usuriers et des percepteurs d’impôt du roi, autrement dit une grande partie du secteur financier, l’Eglise étant l’autre grand banquier et prédateur ; les Morisques n’atteignirent jamais une position de pouvoir aussi consistant. La conversion assurait la promotion : ils étaient souvent grands commerçants, grands propriétaires, et grands voyageurs entretenant des relations avec le Maghreb et l’Orient. Ils étaient aussi la main d’œuvre rurale famélique qui pullulait : ils avaient bien plus d’enfants que les Chrétiens, et ne favorisaient pas le célibat par l’institution des couvents ; et l’Espagne s’appauvrissant, la concurrence entre miséreux était vive. Ils étaient dits voleurs, et leurs femmes enjôleuses, irrésistibles, même. Enfin on leur reprochait, comme aux juifs, une forte solidarité familiale et clanique, l’hypocrisie, la double allégeance, leurs accointances avec les juifs, et la pratique secrète de leurs rites, en complément des pratiques chrétiennes. La pratique du Ramadan agaçait prodigieusement. Bref, comme aujourd’hui dans certains milieux, les musulmans étaient à proprement parler les « têtes de Turcs » des chrétiens. On reconnaît là des frictions entre communautés comme il s’en produit jusque de nos jours. Mais les historiens n’ont pas fini leur travail ; on manque de données pour évaluer l’ampleur d’éventuelles conspirations contre la monarchie, quoique de toute évidence, un grand opposant aragonais à Philippe II comme Antonio Pérez ait misé sur des troupes morisques; certains attendaient vraiment un libérateur qui viendrait de Turquie ; y avait-il en outre des mouvements d’immigration récents renforçant le caractère étranger voire délinquant de certaines communautés ? Toujours est-il qu’il y eut un ministre pour proposer la castration massive, ce qui ne fut pas mis en pratique finalement. Rappelons que ce genre d’idées est encore très répandu à notre époque, puisque le chimiste inventeur de la pilule contraceptive dans les années 1960 n’avait pour but que de réduire la natalité du Tiers monde, et que, devant le tour pendable que lui ont joué les femmes du premier et du deuxième monde, il s’est reconverti dans la recherche sur la contraception masculine, avec l’encouragement des militaires de certains pays tels que les Etats-Unis, l’Afrique du sud avant Nelson Mandela, et Israël bien entendu, tout à fait raffinés dans la mise au point d’armes biologiques, voire génétiques.

En 1609, l’expulsion des non convertis est donc mise en œuvre, et elle touche environ 275.000 personnes. Mais le sens de celle-ci est complexe ; en effet le Grand Turc la souhaitait vivement, et il menaçait de brûler (vifs) tous ses captifs chrétiens si on ne lui restituait pas ceux qu’il considérait comme ses sujets ! Et l’Espagne n’avait nullement l’intention de lui faire plaisir, elle refusa longtemps d’en venir à l’expulsion ; les déportations se firent exclusivement entre provinces espagnoles et à destination des « présides » de Ceuta et Melilla[5], car les autres territoires chrétiens n’en voulaient pas. Les menacés d’expulsion avaient quant à eux tout intérêt à apparaître comme des immigrants récents, nullement christianisés : ils échappaient alors aux poursuites de l’Inquisition, réservée aux chrétiens douteux. Mais, quand ils ne disparaissaient pas en Tunisie, où ils étaient bien accueillis, au Maroc (Andalous, Castillans et Extrémègnes), ou en Algérie (Valenciens)… ils revenaient !

Têtes de Turcs

La désislamisation de l’Espagne fut finalement relative, et la littérature cultiva aussitôt la nostalgie du Moyen Age comme époque où grâce aux Arabes, la tolérance, le raffinement et l’érotisme régnaient, thèmes que reprit bien plus tard le romantisme français. La poésie populaire développa le thème sentimental et poignant des rois maures vaincus, de la splendeur passée de Grenade. On appelait « Paradis de Mahomet » les îles d’Amérique où les gens se promenaient nus, se lavaient à grande eau, et pratiquaient sans se cacher la polygamie ainsi que la sodomie, sans parler de l’inceste, puisque le mariage entre cousins était recommandé chez les mahométans. L’Islam d’Espagne était donc étranger au rigorisme, et ne semble pas avoir été taxé d’intolérance : chaque communauté l’était au même degré. Rien d’étonnant à ce que par la suite, l’Andalousie toute entière ait revendiqué la délicatesse mauresque, et le rôle de médiatrice entre les deux continents unis par la Méditerranée.

L’affaire du foulard à l’école rappelle à certains cette époque : mais les analogies sont fabriquées de toutes pièces ; en France aujourd’hui, la loi qui brusquement, se met en place en un tournemain, prend appui sur des tensions inévitables sur fond de misère dans les banlieues, explosive dans les structures scolaires appauvries ; l’opinion a été chauffée afin de produire un sursaut communautaire général ; mais ce n’est pas une chrétienté dynamique qui cherche à intégrer ses étrangers de gré ou de force, c’est une société affaiblie par le consumiérisme et le clivage entre laïques et catholiques qui est prête à tomber dans le piège qu’on lui tend, à renforcer les divisions entre Français de souche diverse ; et c’est le secteur politique pressé de rejoindre l’alliance avec les Etats-Unis qui pousse à l’identification des Français musulmans avec un monde arabe censé être voué au terrorisme et aux projets agressifs contre l’Europe. Mais l’islam d’Occident, celui des Français, est une force spirituelle capable de redonner sens à la personnalité collective française, parce que (grâce au téléphone arabe, encore une de leurs inventions ?) il échappe à la langue de bois.

Les intellectuels français courroucés par ce phénomène, véhéments pour interdire le voile mais non le string à l’école[6] sont surtout soucieux d’enfermer la parole populaire qui ridiculise la leur, et ils voudraient stigmatiser l’expression claire d’un sentiment vécu : si des jeunes filles ont envie de porter un voile à l’école, c’est entre autres par ce qu’elles refusent de s’associer à la surenchère du sexe qui corrompt une bonne partie de la jeunesse, pour le plus grand bonheur des marchands de cul protégés par la loi du marché . C’est ce qu’a toujours signifié le voile, dans la culture chrétienne aussi, et c’est ce qui agace tellement ceux qui voudraient une jeunesse totalement décervelée et donc à la merci de la publicité. « Que nenni, se récrient les nouveaux inquisiteurs ! Vous n’avez rien compris, c’est parce qu’elles sont manipulées par des antisémites tout à fait négationnistes. C’est parce qu’on n’arrive pas à les coincer, ceux-là, qu’on est bien obligés de s’en prendre aux gamines, tant pis pour elles ! » Mais chassez notre douleur de Palestine par la porte, elle revient par la fenêtre, amplifiée

L’islamophobie d’extrême droite est largement dépassée par les manipulateurs du gouvernement, et par les minables relais qu’ils trouvent dans la presse. Au lieu de pacifier une société où la crise sociale s’ajoute au malaise général devant les colossaux mensonges que les Etats-Unis voudraient nous faire avaler, et une politique étrangère peu cohérente, ils excitent les communautarismes afin de renforcer les tendances à la ségrégation sociale. En désignant un ennemi intérieur contre lequel on sévirait chaque fois plus, sous prétexte de voile ou de keffieh dans une étape suivante, le gouvernement se mettrait objectivement à la merci de ceux qui souhaitent que la France soit affaiblie politiquement, pour que les Etats-Unis y fassent la loi, insidieusement par le contrôle des médias, ponctuellement par la menace de rétorsions commerciales, juridiques, et militaires s’il le faut. La proposition d’instaurer comme fêtes chômées pour tous les élèves de toutes les écoles des dates significatives pour les trois religions majoritaires enclencherait au contraire un œcuménisme salutaire ; pourquoi ne pas y ajouter un quatrième jour pour les autres religions, et un cinquième pour agnostiques et athées ? De la sorte, les périodes actuelles de vacances pourraient non pas être allongées abusivement, mais sacralisées de façon pédagogique, dans le sens du respect de chacun et du resserrement des liens.

La recherche historique est toujours dynamisée par un enjeu idéologique au présent. Il est important de révéler des faits ignorés du grand public, qui peuvent retendre des ressorts pour la résistance à l’intoxication par les idées reçues, simplifiées à l’extrême, comportant une part de connaissance infime, mais qui cependant, de par leur massivité même, se font passer pour des évidences, et font obstacle à la perception de dangers qui devraient crever les yeux. Il y eut dans les relations entre musulmans et chrétiens d’Espagne, des épisodes cruels et injustes. Le fils bâtard du roi, don Juan d’Autriche, fut le vainqueur de Lépante, et celui qui écrasa la révolte des Grenadins ; il a laissé un souvenir sanglant. Ces jours-ci, dans la province de Málaga[7], on a fait condamner l’iman Kamal Mostafa à quinze mois de prison (avec sursis, probablement) et une amende de 2.160 euros parce qu’il recommande dans un livre (retiré de la vente) des châtiments corporels doux et modérés pour les épouses intraitables[8]. Certains espèrent sûrement susciter de l’indignation des deux côtés, des lapidations verbales dans les deux sens. Mais ce serait un nouveau piège que de raviver une haine morisque rétrospective, pour affaiblir encore les Européens généreux, partisans ou non d’une réglementation du costume, partisans ou non du divorce sonnant et trébuchant comme seule méthode pour abolir la misère conjugale. Une société qui ne met pas à l’honneur la pudeur et la famille décidée à durer en tant que telle est une société morte. Les forces vives ne laisseront pas détourner leur indignation contre leurs gouvernements par des chiffons rouges. Non au mur entre Arabes et Gaulois.


Notes:
[1] Contrairement à ce qu’on imagine, il revint bientôt une bonne partie des expulsés, de leurs enfants et de leurs petits-enfants, après quelques années de christianisation superficielle au Portugal, si bien qu’en 1633, le grand écrivain et conseiller de Philippe IV Francisco de Quevedo avait encore des raisons d’exhorter le monarque à la répression du cryptojudaïsme dans un écrit non destiné à la publication, qui s’intitulait de façon limpide « Exécration des juifs ». Il considérait qu’il existait un « parti judaïsant » dans l’entourage du roi, pernicieux par ses options politiques et ses alliances ; le représentant de cette tendance, le favori Olivares, devait d’ailleurs bientôt le faire tomber en disgrâce et l’envoyer en prison..

[2] Les sources consultées pour cette synthèses sont : Louis Cardaillac, Morisques et chrétiens, 1492-1640, Klincksiek, 1977 ; Jeanne Vidal, Quand on brûlait les morisques, 1544-1621, Nîmes, 1986 ; Morisques et inquisition, Publisud 1990, sous la direction de Louis Cardaillac ; Henry Kamen, la Inquisición española, Crítica, Barcelona, 1992. Rafael Carrasco, Histoire et civilisation de l’Espagne classique, 1492-1808, Nathan, 2001.

[3] C’est de tous les secteurs sociaux qu’émanait la résistance à l’Inquisition, qui n’eut même pas l’initiative de la politique d’homogénéisation par la religion. L’inquisiteur Pedro Abués fut assassiné à Saragosse, capitale morisque de l’Aragon.

[4] tandis que les chrétiens se pourvoyaient auprès des marchands arabes en esclaves réputés musulmans, noirs de préférence.

[5] Melilla fut conquise en 1497, et les Espagnols occupèrent aussi Mers-el-kebir, Peñón de la Gomera, Oran, Bougie, Tripoli, après les Canaries, colonisées dès le XIV°s.

[6] Variante idéologique pour dévaluer le sens du voile : il y a des sophistes pour considérer que le voile et le string, c’est du pareil au même : une écrivaine qui a sûrement une grande culture psychanalytique, et peut-être un système pileux bizarrement situé, publie dans Le Monde que les jeunes filles qui cachent leurs cheveux et celles qui montrent leurs fesses font à peu près la même chose : elles refusent d’accepter qu’on a des poils en grandissant !!!! (Alina Reyes, 18 janvier 2004).

[7] Málaga, ville maure, fut reprise par les chrétiens au terme d’une bataille féroce en 1487 ; on y fit 15 000 prisonniers qui furent vendus comme esclaves, plus sept-cents qui furent offerts à des notables en cadeau.

[8] Le livre s’intitule Las mujeres en el islam ; dans la liste de phrases incriminées, les plus scandaleuses semblent être les recommandations suivantes, qui me semblent, personnellement, de très bon conseil, si on les suit dans les milieux du showbiz et les quartiers défavorisés où le désespoir et les stupéfiants font habituellement des ravages domestiques, telles que : « Les coups ne doivent pas être forts et durs, car le but est de faire souffrir psychologiquement et non pas d’humilier et de maltraiter physiquement… On ne doit pas frapper en état de fureur exacerbée et aveugle, afin d’éviter de plus grands dégâts, ni frapper sur les parties sensibles du corps… Il faut administrer les coups sur des parties précises du corps, telles que les mains et les pieds, de préférence avec une baguette pas trop grosse ; c’est à dire assez fine et légère pour ne pas entraîner de cicatrices ou d’hématomes ». c’est la première condamnation pour le délit de discrimination sexuelle. Il est probable que l’on découvrira bientôt que l’auteur est également antisémite et négationniste, puisqu’il nie, de toute évidence, que la femme moderne et formatée par le féminisme étasunien soit un être très supérieur.

Source: voxnr.com

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